Focus n°4 : Les Territoires Justes

 

Bienvenue sur ce second article destiné aux quatres thèmes des territoires durables dans le cadre de notre challenge Territoires Durables 2020.

Cette semaine nous nous intéressons aux territoires justes.

Mais qu’entend-t-on par “territoire juste” ?

Le terme “territoire” est très polysémique : il renvoie à des significations variées qui dépendent de l’angle d’approche, des disciplines et de l’époque. Nous entendrons ici par “territoire” une étendue de la surface terrestre sur laquelle vit un groupe humain.

D’après sa définition, la justice est “un principe philosophique, juridique et moral fondamental : suivant ce principe, les actions humaines doivent être approuvées ou rejetées en fonction de leur mérite au regard de la morale (le bien), du droit, de la vertu ou de tout autre norme de jugement des comportements. Quoique la justice soit un principe à portée universelle, ce qui est considéré comme juste varie grandement suivant les cultures.

En se basant sur cette définition, un territoire juste serait donc un territoire régi par des principes philosophiques, juridiques et moraux fondamentaux.

 

Un territoire régi par des principes philosophiques

D’un point de vue philosophique, la justice est un attribut utopique qui, bien qu’inatteignable, s’est avéré être un objectif pour beaucoup de sociétés humaines. Elle est bien souvent définie relativement à son antonyme : l’injustice. Il faut donc se poser la question “qu’est-ce-qu’un territoire injuste ?” pour creuser le sens d’un territoire juste. Un territoire juste serait donc un territoire idéal sur lequel il n’y aurait pas d’injustices. Et par injustices, on entend des faits qui s’opposent aux principes de liberté, d’égalité ou de société. 

Un territoire juste serait donc une zone de vie humaine qui respecte ces trois principes.

Un territoire régi par des principes juridiques

La justice comme principe pratique et non plus philosophique apparaît dans la Rome antique avec l’apparition d’une norme qui s’applique à tous : le droit. A partir de ce moment-là, la responsabilité de l’auteur est évaluée par rapport à cette norme existante et tout comportement qui en dévie est sanctionnable.

Un territoire juste serait donc une zone de vie humaine qui respecte une norme préalablement définie.

Un territoire régi par des principes moraux

Les principes moraux sont souvent des assertions complexes de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas. Bien que certains voient leurs principes moraux comme allant de soi, il est rare que ce soit simple dans ces principes ou dans l’éthique de quelqu’un, ce qui rend difficile le jugement des principes moraux d’un autre. 

En cause, le fait que la morale provient souvent de l’histoire et reflète plus souvent que l’on ne l’imagine des codes culturels. Cependant, dans les pays développés, on peut très bien imaginer de nouveaux codes moraux basés sur l’émergence du développement durable. Les objectifs de développement durable de l’ONU seraient dès lors un axe de réflexion pour déterminer de nouveaux concepts moraux.

Un territoire juste serait donc une zone de vie humaine qui respecte les principes moraux définis par son histoire, et ses moeurs.

 

Finalement, qu’est-ce-qu’un territoire juste ?

Comme abordé plus en profondeur dans les trois paragraphes précédents, la notion même de justice varie d’un territoire à un autre. Ramené à l’histoire et aux moeurs de nos sociétés contemporaines occidentales, il s’agirait d’une zone de vie humaine qui respecte des principes philosophiques, juridiques et moraux qui sont tous trois interdépendant puisqu’émanant d’une même zone géographique – bien qu’en interaction avec l’extérieur.

Avec les phénomènes liés à la mondialisation que nous connaissons ces dernières décennies, les échanges de flux en tout genre (financiers, produits, personnes) sont de plus en plus présent. Ainsi, là où il y a quelques siècles la religion et le culte étaient les bases de définition de la notion de “justice”, on retrouve aujourd’hui des territoires qui tentent de se définir à travers une multitudes de sensibilités différentes. Mais est-ce-que rendre nos territoires plus juste ne consisterait pas à trouver des solutions pour parvenir à articuler ces divergences ? Et comment y parvenir ? C’est à vous de répondre à ces questions, la réponse pouvant donner lieu à de belles idées de projet de “territoires justes”.

 

Quelques exemples d’initiative qui rentrent dans cette thématique

 

Les maraudes sont des mission d’assistance envers les sans-abri, menées sur le terrain par une équipe mobile. Ces actions sont souvent organisées par des associations caritatives telles que les restos du coeur.

On peut aussi penser aux associations d’aides aux personnes dans le domaine de la prostitution comme Le Mouvement du Nid, qui est mobilisé dans 27 départements et porte des recommandations auprès du Président de la République, du Gouvernement et du Parlement pour venir en soutien de toutes les personnes prostituées touchées par la crise sanitaire et économique.

Le dernier exemple illustrant un territoire juste est le programme CréaJeunes de l’ADIE qui est un parcours de formation proposé gratuitement aux jeunes des quartiers de 18 à 32 ans qui souhaitent créer leur entreprise. Son objectif principal est de montrer que la création de son propre emploi peut être une voie d’insertion pertinente pour les jeunes de quartiers précarisés.

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