Le Cercle d’influence, clé du développement durable !

Steven COVEY, l’auteur du best-seller « les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent », nous propose une approche très intéressante avec les notions de « cercle de préoccupations » et « cercle d’influence ».

Nous avons tous un cercle de préoccupations : la santé, les enfants, les problèmes au travail, la situation politique, les crises économiques…

En regardant de plus près ce cercle de préoccupations, nous nous rendons compte que nous pouvons contrôler certains faits tandis qu’il nous semble n’avoir que peu d’emprise sur d’autres.

Les faits que nous pouvons contrôler forment le cercle d’influence tandis que ceux sur lesquels nous ne pensons avoir aucun impact forment le cercle des préoccupations. A l’extrême, certains faits ne nous préoccupent absolument pas et sont hors des deux cercles. Le schéma ci-dessous synthétise l’approche de Steven COVEY.

 

Comment se situe le développement durable par rapport à cette approche?


Il est indéniable que les questions de développement durable font partie du cercle d’influence de nombreuses personnes depuis des décennies. Depuis la publication du rapport Meadows sur les limites de la croissance en 1972, à partir des travaux du Club de Rome, la conscience de la nécessité d’un modèle de développement plus responsable n’a cessé de se renforcer.


Mais pour l’immense majorité de la population, la finitude de la planète et de ses ressources, la dégradation de l’environnement et de la biodiversité, la nécessité d’inventer un modèle de croissance plus inclusif, furent longtemps des questions hors du cercle des préoccupations…

Depuis plusieurs années, cet état de fait évolue à grande vitesse

La prise de conscience du caractère insoutenable du modèle de développement actuel se renforce chaque jour. Les images dramatiques des incendies en Australie et au Brésil, les problèmes d’air respirable dans les grandes métropoles, la fonte des glaciers, la disparition accélérée du nombre d’espèces vivantes, font parties des nombreuses piqûres de rappels sur la nécessité de changer le paradigme de nos modèles économiques dominants.


La question du développement durable fait donc son entrée par la grande porte (celle des médias, celles des discussions quotidiennes, celle des lectures et des reportages…) du cercle des préoccupations d’une partie sans cesse plus importante de la population.


Que de plus en plus de personnes soient préoccupées par ces sujets est évidemment une bonne chose. Mais le cercle des préoccupations n’est pas la panacée… Si la plupart des personnes restent dans ce cercle, le risque est qu’elles adoptent une attitude au mieux réactive, au pire fataliste.

Face aux problèmes environnementaux et sociaux, le risque est de voir se multiplier les « si seulement » : si seulement les lobbys ne bloquaient pas ceci… si seulement les gouvernements faisaient cela… si seulement les comportements évoluaient comme ceci…

Si tout le monde reste concentré sur les cercles des préoccupations, le risque est de renforcer notre sentiment de médiocrité et d’impuissance face à un dérèglement du monde dont nous aurons jugé une bonne fois pour toute qu’il nous dépasse. Se cantonner uniquement au cercles des préoccupations conduit chacun à se focaliser sur les problèmes… et pas sur les solutions.

Vous l’aurez compris : le cercle d’influence est l’objectif ultime de toute action efficace en matière de développement durable.

A chaque fois qu’une personne passe du mode réactif au monde proactif, passe du sentiment d’impuissance à la volonté d’agir, passe de la lamentation sur l’absence des solutions à la recherche active de solutions, la cause progresse !


La démarche proactive consiste d’abord à changer de l’intérieur pour apporter une contribution positive au monde extérieur.
Plus que jamais, nous avons besoin de nous focaliser sur les solutions et d’agir de manière proactive. 

Nous avons besoin d’agir, de trouver et d’identifier des leviers d’action simples

Au lieu d’attendre des solutions qui viennent d’en haut (même si elles sont nécessaires), chacun peut agir concrètement dès à présent. Voici quatre leviers d’actions simples :


1) Se former : de multiples moyens de se former existent dans le domaine du développement durable. Des MOOC gratuits, des plates-formes, des formations universitaires, des livres de vulgarisation… L’intelligence collective sera notre meilleur atout pour trouver des solutions !


2) Intégrer des réseaux positifs : nous avons toujours tendance à sous-estimer le nombre de personnes formidables qui existent… et pourtant, un nombre incalculable de personnes s’engage pour le bien commun : associations, réseaux d’entraide, think-tanks, clubs de réflexion… si vous souhaitez agir pour construire un monde meilleur, vous verrez que vous n’êtes pas seul !


3) Agir au quotidien : de multiples moyens existent… si vous en cherchez, nous vous conseillons l’excellent livre de Julien VIDAL « Ça commence par moi ». Il a choisi de partager son expérience, en répertoriant 365 actions pour vivre autrement en adoptant des gestes simples au quotidien.


4) Se rappeler que nous sommes des acteurs… influents ! : chacun d’entre nous est citoyen, consommateur (ou consom’acteur), salarié, entrepreneur, membre d’associations… Nos leviers d’influences sont bien plus important qu’on ne le croit.

Agir pour un monde meilleur, défendre le bien commun, créer une société plus juste … : tout ceci se joue au quotidien dans nos entreprises, nos villes, nos régions, nos hypermarchés, … !
Comme le disait Gandhi, « Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde ! ».
Agissons !

Bibliographie :
– « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent », Steven COVEY (1989), édition « J’ai lu – Bien Être »
– « Ça commence par moi », Julien VIDAL (2018), édition « Seuil »

%d blogueurs aiment cette page :